Freeze Corleone accusé d'"antisémitisme" : Skyrock le lâche, des politiques s'en mêlent
Freeze Corleone accusé d'"antisémitisme" : Skyrock le lâche, des politiques s'en mêlent
Après la Licra, Gérald Darmanin a lui aussi condamné les paroles des chansons du dernier album "LMF" de Freeze Corleone pour "apologie du nazisme et antisémitisme". Dans un tweet, le ministre de l'intérieur a annoncé vouloir poursuivre le rappeur en justice et demande aux réseaux sociaux de "ne pas diffuser ces immondices". La radio Skyrock semble suivre ces recommandations et vient de lâcher l'artiste.

Freeze Corleone est au coeur d'une énorme polémique. En cause : son dernier album "LMF" et notamment les paroles de ses chansons. Le rappeur est accusé par la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) d'être antisémite, complotiste et de faire l'apologie d'Hitler, du IIIe Reich et du terroriste Mollah Omar. L'association appelle même au boycott de l'artiste qui déclare, entre autres "J'arrive déterminé comme Adolf dans les années 30", "tous les jours RAF (rien à foutre) de la Shoah" ou encore "Comme des banquiers suisses, tout pour la famille pour que mes enfants vivent comme des rentiers juifs".

Gérald Darmanin poursuit Freeze Corleone en justice

Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin a lui aussi condamné les paroles de chansons de Freeze Corleone pour "apologie du nazisme et antisémitisme" et veut le poursuivre en justice : "Ces propos sont inqualifiables. A ma demande, le ministère de l'Intérieur étudie au plus vite les recours juridiques pour poursuivre leur auteur" a-t-il tweeté. Il demande aux réseaux sociaux de ne pas diffuser les musiques : "D'ores et déjà, j'appelle Facebook et Twitter à ne pas diffuser ces immondices." La radio Skyrock vient de bannir l'artiste de son antenne, tandis que le clip de "Freeze Raël" et "Rap catéchisme" ont été supprimés par YouTube.

Gérald Darmanin n'est pas le seul politique à condamner ces paroles : une cinquantaine de députés LREM ont interpellé Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, et appelé à des sanctions. Dans un communiqué, le parquet de Paris a expliqué avoir ouvert une enquête pour "provocation à la haine raciale" et "injure à caractère raciste".